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Padel pro · 3 min de lecture

Paris Major : Leygue / Moya face au défi Stupaczuk en huitièmes

Seule paire française encore en lice, Leygue et Moya affrontent ce jeudi soir Stupaczuk et Sanz dans les huitièmes de finale du Paris Major. Un test grandeur nature pour la révélation tricolore.

Photo: Harpagornis / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

La journée de vérité pour les Bleus

Après le choc collectif de mercredi — cinq des six paires françaises engagées dans le tableau principal de l'Alpine Paris Major éliminées en l'espace d'une seule journée — il ne reste plus qu'une seule bannière tricolore à Roland-Garros. Ce jeudi 10 septembre, les huitièmes de finale ouvrent à 12h00, et c'est en soirée, au plus tôt à 18h00, que Thomas Leygue et Jesús Moya connaîtront le verdict le plus exigeant de leur semaine parisienne.

Leygue / Moya contre Stupaczuk / Sanz : un mur en guise de test

L'adversaire qui attend les deux compères au stade des huitièmes n'a rien d'un tirage clément. Franco Stupaczuk et Jon Sanz ont traversé leur premier tour avec une aisance déconcertante, balayant la paire Rodrigo/Dal Bianco 6-4, 6-2 sans jamais sembler en difficulté. Stupaczuk est depuis plusieurs saisons l'un des joueurs les plus constants du circuit, et son association avec Sanz constitue l'une des paires les mieux construites du tableau masculin à Paris.

Leygue et Moya, de leur côté, arrivent épuisés mais gonflés à bloc. Mercredi, ils ont eu besoin de toutes leurs ressources pour venir à bout de Gutiérrez et Esbrí — 6-2, 4-6, 7-5 en trois sets — dans une rencontre qui ne s'est décantée qu'à la septième manche décisive. La programmation tardive du match de ce jeudi (pas avant 18h00) est une aubaine : elle leur offre plusieurs heures de récupération supplémentaires et la certitude de jouer devant un public de Roland-Garros chauffé à blanc. Les tribunes ont déjà montré cette semaine qu'elles savent porter les joueurs français dans leurs moments de doute.

La question n'est pas de savoir si Leygue peut créer la sensation — il l'a déjà fait. La question est de savoir si, après trois matchs intenses depuis les qualifications, il a encore les jambes et la précision nécessaires pour s'imposer face à une paire aussi expérimentée que Stupaczuk/Sanz. En cas de victoire, Leygue rejoindrait les quarts de finale d'un Major Premier Padel, une étape qui serait une première pour le padel hexagonal à domicile.

Le reste du programme : les favoris entrent en jeu

Le tableau masculin est également marqué jeudi par les débuts des deux premières têtes de série. Arturo Coello et Agustín Tapia (1) affrontent Fran Guerrero et Javi Leal, tandis qu'Alejandro Galán et Federico Chingotto (2) — vainqueurs pour la septième fois du Madrid P1 il y a quelques jours — jouent face à Yanguas et Nieto. La dynamique entre les deux premières paires du monde sur cette fin de saison est l'une des sous-intrigues majeures du tournoi : toute élimination prématurée rebattrait les cartes dans la course au titre annuel.

Côté féminin, Triay défend son trône

Dans le tableau féminin, toutes les quatre premières têtes de série jouent pour la première fois de la semaine, après avoir bénéficié d'un bye au premier tour. La tête d'affiche absolue est Gemma Triay et Delfi Brea, tenantes du titre à Paris et lauréates du Madrid P1 il y a quatre jours aux dépens de González/Fernández. Triay est arrivée à Roland-Garros auréolée d'un nouveau record partagé : 58 titres Premier Padel, à égalité avec Alejandra Salazar. Le 59e titre, celui de la distinction absolue, pourrait se jouer ici même.

Les quarts de finale sont programmés vendredi 11 septembre. Pour Leygue et Moya, une victoire ce soir ouvrirait la porte à une journée de quarts que personne dans le padel français n'aurait osé imaginer en début de semaine.

Rédigé avec l'aide d'une IA éditoriale · Rédaction de Padel Post