Quatre joueuses, deux nouvelles paires, un même tournoi
Le tableau féminin du Pretoria P1 concentre, à lui seul, plus de rebondissements que n'importe quelle étape précédente de la saison. Avant même que les quarts de finale soient en vue, deux recompositions majeures ont transformé le paysage des têtes de série et ouvert des questions auxquelles seules les pistes du SunBet Arena pourront répondre.
Au cœur du chamboulement : Claudia Fernández (19 ans) et Martina Calvo (17 ans) font leurs débuts ensemble à Pretoria. En parallèle, Marta Ortega et Sofía Araújo entament leur « phase 3.0 » après une réunion très attendue. Le mécanisme du changement est aussi net que surprenant : Fernández jouait jusqu'ici avec Araújo, Calvo avec Ortega. Leurs résultats respectifs — irréguliers pour les premières, décevants pour les secondes avec des sorties précoces à Valladolid et Bordeaux — ont précipité un double changement croisé qui redessine intégralement le haut du tableau féminin.
Fernández / Calvo : la jeunesse comme pari
Ensemble, elles totalisent 36 ans. Ce chiffre illustre à lui seul la radicalité du projet. Claudia Fernández avait exprimé son souhait de jouer avec Martina Calvo bien avant que les circonstances ne le permettent. Leur association arrive sans historique commun en compétition — ce qui constitue à la fois leur fragilité évidente et leur liberté tactique. Elles débarquent en Afrique du Sud sans schémas de jeu figés, sans habitudes contrariantes, avec un potentiel offensif considérable sur le papier et la pression d'une première semaine partagée face à des adversaires rodées.
Les observateurs du circuit soulignent depuis plusieurs mois la complémentarité naturelle de leurs profils : le contrôle et la gestion de rythme de Fernández depuis la gauche, la puissance de finition de Calvo depuis la droite. La question de Pretoria est de savoir si cette complémentarité se traduit immédiatement en régularité collective — ce que Triay/Brea, Josemaría/González ou Salazar/Osoro ont construit sur des mois entiers.
Ortega / Araújo, Ustero et les équilibres du tableau
La réunion d'Ortega et Araújo s'inscrit dans un contexte particulier : le forfait d'Andrea Ustero, blessée à une cuisse, prive le tableau de la paire qu'elle formait avec Ari Sánchez. Leur absence redistribue les lignes du tableau et offre aux nouvelles paires une accessibilité accrue aux derniers tours. Ortega et Araújo, qui avaient remporté trois P2 ensemble en 2024 — dont une victoire notable sur Josemaría et Sánchez à Cancún —, entament leur come-back avec une connaissance mutuelle solide. Leur défi est d'ordre différent : retrouver les automatismes perdus pendant une saison entière passée avec d'autres partenaires.
Du côté français, Alix Collombon hérite d'un premier tour difficile face à Salazar et Osoro, têtes de série numéro 7. Ses chances de progression dépendront de sa capacité à gérer un rythme de jeu accéléré par l'altitude de 1 339 mètres — et par la balle spéciale basse pression utilisée pour la première fois en compétition à cette occasion.
La hiérarchie féminine en suspens
Triay et Brea, championnes à Málaga après une finale de trois heures, restent les grandes favorites. Mais le contexte de Pretoria — altitude exceptionnelle pour le circuit, conditions hivernales australes, balle Bullpadel exclusive — ne ressemble à rien d'autre sur le calendrier 2026. Si l'une des nouvelles paires tient ses promesses ici, la hiérarchie féminine de la seconde partie de saison pourrait s'en trouver durablement bousculée.
Les seizièmes de finale féminins et les trente-deuxièmes masculins sont en cours depuis le lundi 27 juillet. Le quart de finale est prévu vendredi 31 juillet, avec les demi-finales et la finale les 1er et 2 août.
Padel Post Redaktion
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